Biographie d’Arthur Rimbaud

Poète français. Jean Nicolas Arthur Rimbaud, né à Charleville, a sept ans quand son père, capitaine d’armée abandonne sa famille de cinq enfants. A l’école et au collège, il est remarqué par sa très grande précocité et remporte tous les prix dont le concours général de composition latine sur le thème « Jugurtha ». George Izambard, un de ses professeurs le guide sur la voie de la poésie dans laquelle le jeune Arthur Rimbaud qui voudrait devenir Parnassien s’oriente. Meurtri par la tragédie de la Commune, il fugue pour rejoindre Paris et devenir journaliste, mais il est rapidement ramené chez sa mère. Etouffant sous la coupe d’une mère autoritaire et atteint d’un besoin air max enfant maladif de marcher, toujours plus et toujours plus loin, il commence une longue série de fugues.

Le jeune Arthur Rimbaud mène alors une vie de bohème à Paris. Dans son poème « L’orgie parisienne », il dénonce la lâcheté des vainqueurs après l’écrasement de la Commune. En 1871, de retour à Charleville, il écrit un « Projet de constitution communiste » qui ne nous est pas parvenu et devient encore plus sarcastique après la défaite contre les Prussiens. Arthur Rimbaud commence à rejeter la poésie des parnassiens, et, après avoir écrit « Le Bateau ivre », s’installe chez Paul Verlaine. Commence alors avec son mentor une vie de scandale et de vagabondage en Angleterre et en Belgique. Leur relation passionnée et tumultueuse se termine en 1873 quand, lors d’une dispute, Paul Verlaine blesse légèrement avec une balle de revolver, Arthur Rimbaud qui retourne à Charleville et écrit « Une saison en Enfer ».

A vingt quatre ans, Arthur Rimbaud abandonne le monde de la poésie et de la littérature pour celui de l’aventure comme remède à son ennui. Il voyage en Europe, puis au Yémen, à Djibouti, en Ethiopie, en air max 90 pas cher Erythrée, où il exerce divers métiers. En 1880 il devient gérant d’un comptoir commercial à Harar en Abyssinie où il réalise des échanges de produits et du commerce d’armes entre l’Afrique et la France. En 1891, atteint d’une tumeur au genou, il se fait rapatrier et est amputé. Atteint de gangrène et d’un cancer généralisé, il meurt le 10 novembre 1891 à Marseille dans d’atroces souffrances. Sa mère et sa soeur, toutes deux bigotes, qui avaient tenté de le convertir au catholicisme sur son lit de mort lui donnent un enterrement religieux de première classe mais sans publier d’avis de décès. « De tous les poètes maudits, Rimbaud est celui qui eut le plus de luxe et le moins de monde à sa cérémonie funèbre. » (Jean Jacques Lefèvre dans la biographie « Arthur Rimbaud » 2001)

Blasphémateur, écrivant « Mort à Dieu » sur les églises, anticlérical très critique envers les prêtres et la société du XIXe siècle qui enferme l’individu, Arthur Rimbaud est depuis son adolescence un libre penseur et un athée.

L’écriture de air max pas cher Rimbaud donne l’exemple universel d’une expérience des limites, chacun ayant au cours de son existence ressenti cette révolte que le poète maudit, larguant toutes les amarres, pousse à son comble alors que l’homme se contente de l’abriter frileusement sous le masque social.

Rimbaud a aussi inventé une langue nouvelle, comme il la souhaitait air max 90 : « de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant » (Lettre du voyant). Pas de description minutieuse : une forme, une violence charnelle dans la couleur éclatante. Par ses visions, les êtres, les objets s’animent et s’unissent dans la vie de l’image. Ce nouveau verbe poétique a fait sauter les normes de la civilisation et air max 95 de la détermination sociale.

Avec lui, la poésie a la couleur de la musique et de la peinture, le mouvement de la danse et du rêve. Il nike air max classic bw souhaitait que d’horribles travailleurs air max tn lui succèdent. Et ils sont venus, les Jarry, les Artaud, les Vitrac et tous les Surréalistes, sans oublier les poètes du Grand Jeu comme René Daumal, ou encore Henri Michaux ! Comme « Le Bateau ivre », ils ont plongé au fond de l’inconnu, ouvrant la voie à la poésie contemporaine.