Archéologie de la Grande Guerre

Une vie de taupe

Les recherches archéologiques témoignent de la préoccupation constante des combattants de se soustraire aux effets dévastateurs d’une artillerie toujours plus active et plus puissante. Aux premiers abris imparfaits, protégés par quelques troncs d’arbres, succèdent des aménagements de plus en plus profondément enfouis et souvent très soigneusement construits. Les combattants se muent en terrassiers et en mineurs, acheminant en première ligne d’énormes quantités de madriers, de boisages, de béton et de tôles métalliques. Ce monde souterrain protecteur est très rapidement rattrapé par la mort et la désolation puisque les unités du génie de chaque bord se lancent dans une guerre des mines, encore plus terrifiante que les combats en surface.

Les carrières d’Arras se sont air max bw pas cher révélées être un atout majeur dans la préparation de la bataille d’Arras, programmée pour le 9 avril 1917. Les travaux d’aménagement, confiés aux tunneliers néo zélandais, permettent aux troupes britanniques de surgir à quelques mètres des lignes allemandes. Le journal de marche de air max enfant cette unité est précieux pour comprendre l’aménagement des carrières dans lesquelles sont aménagées des cuisines et des antennes médicales. L’approvisionnement en eau est assuré par des canalisations ou des puits. Les latrines pour officiers et hommes du rang sont installées dans chaque salle. Sans satisfaire pleinement aux règles sanitaires en usage dans l’armée anglaise pour l’installation d’un campement provisoire, les carrières d’Arras offraient cependant une grande sécurité malgré la proximité du front et un relatif confort aux hommes avant leur montée aux lignes.

Il s’agit des plus importants travaux souterrains réalisés par l’armée britannique dans ce domaine. Le 3 avril 1917, un premier bataillon utilise les galeries et passe de la Grand’Place d’Arras aux carrières du quartier Saint Sauveur. Les troupes britanniques vont alors se relayer dans cet immense abri. Mais dans de rares occasions, l’accès à ce monde oublié reste possible et réserve bien des surprises, qui éclairent d’un jour nouveau cette guerre des mines, élément majeur pourtant méconnu des combats de la Grande Guerre.

Les bénévoles britanniques du « Durand Group » ont exploré les réseaux souterrains courant sous les immenses cratères de mines de Vimy (Pas de Calais). C’est à cet endroit que pendant trois ans, de 1915 à 1917, sapeurs français puis britanniques ont affronté les pionniers allemands en creusant un très vaste réseau de galeries de mines sous les lignes ennemies. L’objectif était d’y installer des fourneaux bourrés d’explosifs pour pulvériser les tranchées adverses. Mais elle devient aussi rapidement un formidable accélérateur d’innovations: développement de l’aviation et de la guerre aérienne, guerre navale sous marine, accroissement exponentiel de l’artillerie lourde. Certaines de ces innovations, souvent farfelues ou inadaptées comme le

Dragon de la Somme, n’iront pas au delà de quelques expérimentations. Cette arme de 20 m de long pesait 2,5 tonnes. Une équipe de sept hommes était nécessaire pour manipuler cet engin terrible, qui pouvait projeter un jet d’essence enflammé à plus de 100 m dans et au dessus des tranchées allemandes. Il fallait 200 soldats pour transporter les milliers de pièces détachées la constituant. Le Dragon était installé dans un tunnel spécialement aménagé pour lui sous la ligne de front. Un maximum de trois salves de dix secondes permettaient d’ouvrir une brèche dans les lignes allemandes pour que les troupes britanniques puissent avancer.

Les archives indiquent que le matin du 28 juin 1916, un lance flamme Livens avait été transporté sous terre lorsqu’un obus de lourd calibre détruisit l’entrée de la galerie. L’équipe de recherche souhaitait localiser précisément le site et le fouiller. Un projet d’archéologie expérimentale a été monté en lien avec le corps des Royal Engineers pour construire une réplique de cette arme dont un exemplaire a été réalisé par les apprentis des CFAI (centre de formation et d’apprentissage industriel) de la air max classic Somme et de l’Aisne, BTP CFA, et du lycée Jean Racine, dans le cadre d’un partenariat avec l’Historial de la Grande Guerre. UneBreathing Fire. Une recherche documentaire minutieuse lui a permis de localiser un char à 10 km au sud ouest de Cambrai, sur la commune de Flesquières (Nord). La tradition locale voulait qu’un char ait été poussé dans une énorme fosse, initialement destinée à accueillir un blockhaus de la ligne Hindenburg. partir de photos aériennes, Philippe Gorczynski parvient à localiser précisément la fosse en question. Mais quel était l’état de conservation de ce char ?

En novembre 1998, le service régional de l’archéologie et le service archéologique de la ville d’Arras ont apporté leur soutien technique à la réalisation d’un sondage préliminaire, puis au dégagement du char. Le blindé de type « Mark IV female » est quasiment complet, à l’exception de l’avant droit et d’une partie des pièces mécaniques. L’étude des archives a permis d’identifier le tank comme étant le D. 51 « Deborah » de la Tank Corps britannique. La présence de tôles sur toutes les ouvertures laisse supposer que le char avait ensuite servi d’abri enterré. Son dégagement complet a duré quatre jours, du 17 au 20 novembre 1998. Entièrement financé par Philippe Gorczynski, le char est actuellement présenté à Flesquières. Il a été classé monument historique le 14 septembre 1999.

Le terrain d’aviation de Châtelet sur Retourne

Sur la commune de

Châtelet sur Retourne, située en bordure sud du département des Ardennes, dans la vallée de La Retourne, à mi chemin de Reims et Rethel, les recherches archéologiques préventives réalisées en périphérie est de la ville, ont permis de mettre au jour un grand nombre nike air max pas cher de vestiges : blockhaus, nike air max classic bw casemate à munitions et fosses organisées correspondant à des restes de bâtiments. Ces vestiges et les objets mis au jour permettent de confirmer la présence d’un camp d’aviation de la Première Guerre.

Châtelet sur Retourne est connue pour avoir été un important cantonnement allemand durant la Première Guerre mondiale. L’extrait de carte du Canevas de Tir du 28 aout 1918 de Warmeriville nike air max pas cher permet de vérifier nike air max 90 pas cher la présence d’une forte occupation militaire sur la commune. En effet, d’après le document,